8 – Les apports de la SOA

Une architecture SOA ne va pas générer de valeur ajoutée en soi mais apporte un changement de perspective dans la construction des systèmes informatiques. Dans les lignes suivantes, je vais essayer de donner quelques exemples de mesure du retour sur investissement dû à la SOA selon 2 points de vue.

 

ROI SOA vue du métier

  1. Amélioration de la productivité par la réduction de la part du budget utilisé pour soutenir l’existant et la réduction des coûts d’exploitation et de maintenance. Le but de la SOA n’est pas de réduire les budgets des services informatiques mais d’injecter les sommes économisées pour développer de nouvelles capacités.

  2. Augmentation des revenus par le développement de nouvelles capacités métier et la mise à disposition plus rapide de nouvelles fonctionnalités permettant de capturer de nouveaux marchés.

  3. Augmentation de l’efficacité opérationnelle par le développement d’une nouvelle capacité métier permettant d’améliorer l’efficacité dans l’exécution des processus métier et l’édition de rapports et d’analyse. La SOA, étant une approche tirée par les processus, remet la logique métier au cœur des fonctionnalités du SI. Les services métiers sont visibles donc mieux perçus par les responsables de processus. C’est une démarche qui favorise l’implication des métiers dans la construction du SI.

 

ROI SOA vue du SI

  1. Réduction de la complexité de l’architecture devant facilité le développement de nouvelles fonctionnalités, la réduction de l’effort de test pour aboutir à une meilleure performance et une augmentation de la SLA.

  2. Le découplage entre applications, applications / données, données / données minimise les redondances et donc les risques d’incohérence et optimise les relations transverses entre SI (« interopérabilité » entre blocs applicatifs).

  3. Réduction des coûts par ré-utilisation de composants (à l’intérieur d’un même bloc applicatif pour des composants métiers ou de manière transverse pour des composants techniques) d’où des coûts de maintenance plus faible.

  4. L’accès aux données est délocalisé, rendant transparente la synchronisation de bases hétérogènes et multiples.

  5. Les cycles de développements sont raccourcis : le développement de composants de services ré-utilisables focalise sur la construction de nouveaux services par combinaison d’éléments fonctionnels ou techniques existants (concept « application composite »).

  6. Souplesse des modifications et une meilleur intégration avec les autres systèmes aboutissant à une réduction de la durée d’indisponibilité et des erreurs au moment des tests d’acceptance.

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