La France a célébré le 10 mai dernier la première “Journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions“. Cette première a suscité, autour de la traditionnelle machine à café, une discussion fort intéressante avec les collègues sur le sens de cette journée, le devoir de mémoire et à mon avis les conséquences dans nos vies contemporaines. En effet, n’oublions pas que le prolongement de l’esclavage à été la colonisation avec comme corollaire tous les stéréotypes, préjugés et peut être dans une certaine mesure des cas de discriminations.
Au-delà de se donner bonne conscience en reconnaissant les crimes du passé, cette commomération en elle-même ne règle aucun des problèmes du présent dont le plus urgent est comment instaurer le vivre-ensemble selon les lois de la république. Je crois beaucoup à un changement en profondeur des mentalités sur la perception et l’acceptation de l’autre dans sa différence et sa diversité source d’enrichissement mutuel. Ce travail en profondeur devrait commencer à l’école de la république en donnant un sens à cette période de l’histoire, expliquer pourquoi ça s’est passé ainsi et dans le monde entier sans donner non plus l’impression que la France, seule, a été criminelle.
Publié par sory