14 – La conscience écologique selon les entreprises

mai 21, 2007

Selon cet article du monde informatiqe, si la grande majorité des entreprises montre de l’intérêt pour les questions écologiques, cela ne se voit guère dans la façon dont elles achètent aujourd’hui leurs équipements informatiques. Une étude Forrester, réalisée auprès de 124 sociétés aux Etats-Unis et en Europe, montre ainsi que « bien que 85% des entreprises affirment que les facteurs environnementaux sont importants dans la planification des opérations informatiques, seules un quart d’entre elles déclarent avoir inclus des critères écologiques dans les processus d’achat ».
L’auteur de l’étude, Christopher Mines, a réalisé des entretiens plus approfondis avec quelques-unes des personnes sondées. Une des réponses illustre, dit-il, « la dynamique qui entoure l’informatique écologique ». Elle a été fournie par le responsable IT d’une société industrielle : « Nous prendrons des décisions écologiques si cela est pertinent commercialement, et pas parce que cela est bon pour l’environnement. Il faut que cela entraîne des économies de coûts. »
Dans l’ensemble, estime toutefois Christopher Mines, tout le monde viendra bon gré ou mal gré à l’informatique verte. « Le côté écologique va s’aligner avec les objectifs métier des entreprises : faire en sorte de gagner de l’argent ou de rendre la société plus attirante aux yeux des clients et des actionnaires. Regardez les réductions de la consommation d’énergie dans les datacenters : il s’agit surtout d’économiser de l’argent. L’aspect écologique est un bénéfice collatéral, pas le but premier. »


13 – Fin du client-serveur selon IBM

mai 16, 2007

Le constructeur informatique entend ainsi pousser la technologie SaaS, accessible depuis des terminaux hétérogènes.
L’architecture client-serveur est en fin de course“, a déclaré le PDG d’IBM, Samuel Palmisano, s’adressant à ses partenaires à l’occasion du PartnerWorld qui se déroule à Saint-Louis. Selon lui, les entreprises ont intérêt à migrer vers un modèle informatique plus efficace, dans lequel les applications centralisées sont accessibles depuis un large éventail de terminaux. Big Blue souhaite ainsi proposer une alternative au modèle actuel “dans lequel les travailleurs accèdent à des applications sur leur PC tandis que les serveurs sont réduits à un rôle de gestionnaire de trafic“, a-t-il confirmé. “Il faut une nouvelle architecture pour les data centers“, a d’ailleurs insisté le dirigeant qui estime “qu’un taux d’utilisation de ces serveurs de 20 % est inacceptable“. Selon lui, les applications centralisées restent indispensables, à condition qu’elles prennent en compte le fait “que des millions de personnes utilisent aujourd’hui des milliards de terminaux pour accéder à leurs données, qu’il s’agisse de téléphones mobiles, d’ordinateurs portables et autres plateformes émergentes“. Il s’agit pour IBM de booster la stratégie SaaS (Software as a service), qui consiste à mettre à la disposition du client des applications accessibles à travers le Web.

La vente de la division PC au Chinois Lenovo en 2005, qui marque en quelque sorte le début de cette nouvelle stratégie est considérée par Samuel Palmisano “comme un des paris les plus audacieux sur l’avenir” réalisés par IBM. L’acquisition en novembre dernier de Palisades Technology Partners, qui s’appuie sur les standards SOA et les technologies Open Source, pour développer des services financiers en ligne, s’inscrit lui aussi dans cette reconversion. “Nous avons acheté 50 ou 60 sociétés et nous achèteront encore 50 ou 60 autres“, a d’ailleurs prévenu le dirigeant. Le constructeur souhaite ainsi se démarquer de Microsoft pour qui le PC conservera pendant les prochaines années un rôle sur le marché de l’informatique professionnelle.


10 – SaaS ou le logiciel en tant que service

mai 9, 2007

SaaS (“Software as a service”) renvoie à un modèle de logiciel commercialisé non pas sous la forme d’un produit (en licence définitive), que le client installe en interne sur ses serveurs, mais en tant qu’application accessible à distance comme un service par Internet. C’est, avec l’Open Source, une des deux tendances majeures qui bouleverse en profondeur l’industrie du logiciel. Selon l’étude “SaaS Delivery Challenges On-Premise Software” du Gartner, alors qu’en 2005 le Saas représentait 5% du marché des logiciels d’application d’entreprise, ce chiffre devrait passer à 25% en 2011.

Tout comme l’ASP (“Application Service Provider” – ou fournisseur d’applications hébergées) ou les applications à la demande (ou “On-Demand Applications”), le SaaS s’inscrit dans la famille des logiciels managés ou hébergés.

Quelles différences avec l’ASP ?
L’ASP consiste à délivrer via Internet des logiciels initialement basés sur une architecture client/serveur en intégrant une couche HTML au noyau (d’où l’expression logiciels “en mode hébergé”). A la différence de cette démarche, les applications basées sur le modèle SaaS sont construites d’emblée en mode Web et optimisées pour être délivrées par Internet. Ces offres sont également hébergées et infogérées directement par leurs éditeurs, alors que les outils ASP sont en général confiés par leur auteur à un prestataire d’hébergement.

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